Quel avenir pour la chirurgie ambulatoire ?


L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF) semblent finaliser un rapport sur la chirurgie ambulatoire, dans le cadre du cycle d’évaluation des politiques publiques décidé en décembre 2013 à l’issue du Comité interministériel de modernisation de l’action publique (Cimap).
Le relevé du Cimap indiquait que « l’objectif était d’augmenter le taux de recours à la chirurgie ambulatoire pour améliorer le confort des patients, l’utilisation des ressources des plateaux techniques de chirurgie et les conditions de travail des personnels« .Le rapport Igas/IGF serait remis en juillet et émettra sans aucun doute une série de recommandations

Le potentiel national maximal ,pour 2018, s’élèverait à 64% des séjours de chirurgie. « Mécaniquement, il faut réfléchir à l’évolution d’environ 42.000 lits de chirurgie qu’il faudra soit transformer, soit fermer« , a commenté Gilles Bontemps, directeur associé à Anap.

Les économies attendues du développement de la chirurgie ambulatoire sont soumises à trois conditions: la réduction capacitaire en chirurgie conventionnelle, la gestion de la mobilité des ressources humaines, et la réorganisation des soins sur le territoire.

Conjointement, une réorganisation des soins « se profile au niveau territorial », sachant qu’actuellement 40% des établissements de santé, publics et privés, réalisent moins de 3.000 interventions par an »

L’Objectif à atteindre serait de 50% en 2016 , il le sera plus probablement en 2019

Les données de 2013 confirme que le taux de chirurgie ambulatoire a dépassé « la barre » des 40%, tous établissements confondus (publics et privés) , les cliniques privées dépassant les 50% tandis que les centres hospitaliers sont au-dessus de 30%.

A moyen et long termes, c’est l’organisation de la chirurgie qui devra être « réinterrogée« , signale Gérard Vincent, le délégué général de la FHF, « en proposant d' »imaginer que les activités chirurgicales soient développées à plusieurs établissements pour permettre de continuer à développer les pratiques d’excellence et de recours, prendre en charge les urgences ou former les étudiants« .

Source et auteur

san/ab/APM polsan
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SNRFR001 27/06/2014 18:07 ACTU
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